Actualité

Toutes les premières des spectacles de la saison 2016/2017 :
Apéritif offert par Impérial Buffet à 19h30
Et pour les spectacles pour enfants : goûter offert par Impérial Buffet à 15h30

Prochainement au Théâtre du Jour :

Les Galoches du bonheur
d’après Hans Christian Andersen
Adaptation Léa Mac Cracken
Mise en scène Françoise Danell

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Apéritif offert par Impérial Buffet pour la première représentation : Jeudi 8 décembre à partir de 19h30

La dernière rencontre artistique :
Joël Pommerat (auteur – metteur en scène)
Samedi 26 novembre de 9h30 à 11h30
Au Théâtre du Jour

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 Chers futurs spectateurs,

Le théâtre a été inventé pour ouvrir les portes d’un avenir encore un peu flou, mais qui s’avère très désirable. Il importe de définir ce que nous appelons la saison.
Si on veut c’est le programme, mais qui tient compte lors de son écriture des révolutions du soleil.
Le peuple des acteurs est toujours prêt pour le sens et la rigolade, mais il y a une chose qu’il ne peut pas faire : c’est mal s’emparer du texte.
Le texte attend l’acteur depuis qu’il a été conçu et s’apprête à une joyeuse rencontre. Cette rencontre s’appelle une représentation.
Quand il rentre en scène, l’acteur se sait chargé de l’intendance des destins. C’est pourquoi il est préoccupé du sens que prendrait sa présence.
Peu importe que se soit tragique ou comique. L’incarnation d’un rôle est toujours une affaire grave.
Quand le personnage meurt, ça arrive, il convient de voir les choses par leur bon côté.
Ce petit côté de la lorgnette où elles sont éternelles.
C’est pourquoi l’acteur est préoccupé de justesse avant tout.
Quand on fait le point, il faut que ce soit joyeux.
Les incarnations mélancoliques ne portent en elles que leur propre disparition.
Ici, il s’agit exclusivement de vie.
La preuve chaque spectateur peut la connaître. Si le personnage qu’il interprète vient à disparaître, l’acteur disparaît aussi avec lui. Il n’a plus de raison d’arpenter la scène. Ainsi l’obstination de la beauté crée le souci de continuer à vivre. La preuve : même les personnages morts ressuscitent pour venir saluer.
Ce fut autrefois un paradoxe.
Ce n’est plus que l’art d’une présence qui en avouant sa signification trouve le bon chemin d’une survie.


Agen, le 26 juillet 2016 > Pierre Debauche